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Textes et
photographies

(JANVIER 2009)
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Chronique
photographique.
Manifestation du
11/01/09 à Bruxelles
contre la guerre
à Gaza

(JANVIER 2009)
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Mais où est donc passé l'art ?
(SEPTEMBRE 2008)
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Pourquoi un photographe écrirait-il sur ses photographies ?
(SEPTEMBRE 2008)
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Pour un commencement authentique.
(MAI 2008)
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Le photographe comme "passeur de temps".
(AVRIL 2008)
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On est là !
(MARS 2008)
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La réalité et le photographe : une approche interprétative de l'essence.
(FEVRIER 2008)
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Essai sur le Principe d'incertitude d'Heisenberg appliqué à la photographie.
(JANVIER 2008)
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Pour un commencement authentique.
Texte d'introduction à une projet d'édition
(MAI 2008)

"Un commencement authentique constitue un grand avantage… la possibilité d'acquérir une forme de connaissance primordiale." Heidegger

En 1/125e de seconde, une photographie peut résumer, condenser ou symboliser une vie entière, disons 70 années. Ce temps de déclenchement vaut alors 1/275.940 millionième de cette vie. C’est avec une telle économie de moyen qu’une photographie peut, parfois, nous toucher. Ingres disait qu’un dessinateur devrait être capable de faire le croquis d’une personne tombant d’un immeuble avant que le malheureux ne touche le sol. Avec la photographie, cela est devenu très facile. Néanmoins, Ingres ne voulait certainement pas parler que d’une simple prouesse technique. Sa réflexion portait sur sa capacité, en tant qu’artiste, à capter l’essence d’une situation. Je ne sais toujours pas si le photographe est, lui-aussi, un artiste. Le débat autour de cette question me semble d’ailleurs souvent futile car ne correspondant pas aux questions réelles que le photographe, ni même le peintre, se pose dans l’accomplissement de son œuvre. Toutefois, s’il y a bien une chose que partagent le photographe et le peintre c’est le désir de comprendre le monde dans lequel ils vivent. Essayer de capter l’essence d’une situation est certainement une expression, parmi d’autres possibles, de ce désir. Pour moi, la photographie se présente comme un outil de compréhension à ma portée sans lequel ma vie n’aurait pas le même sens. Le philosophe Baruch Spinoza exprime cette idée de la manière suivante. ”Ne vivre qu'en percevant les choses, sans les comprendre, ce n'est vivre qu'à moitié. Aussi, augmenter sa puissance de comprendre, c'est bien augmenter sa puissance de vivre”.

Vous allez découvrir, dans les pages qui suivent, une sélection de 645 photographies, soit à peine un peu plus de 5 secondes de déclenchement. L’organisation de ces photographies en 9 groupes conclue, provisoirement, une recherche menée sur mes travaux de ces dernières années.

Pourquoi une recherche ?
Mes archives de jeunesse et les quelques 50.000 déclenchements depuis mon réveil photographique d’il y a environ 8 ans, ont fourni le matériau brut à cette recherche. Hors, malgré toutes ces fractions de temps, je n’ai jamais eu l’impression de “faire de la photographie”. Le regard rétrospectif sur ces déclenchements et les photographies qui en résultent m’a fait comprendre que c’est plutôt “la photographie qui me fait”, dans le sens qu’elle m’aide à me rapprocher d’une meilleure connaissance de soi. Quand je photographie, mon regard est certes dirigé vers le monde extérieur, mais quand j’observe et analyse mes choix photographiques, c’est mon monde intérieur qu’ils reflètent. Alors, pourquoi une recherche ? Pour mieux me connaître, est une réponse qui me semble bien appropriée. Cette recherche d’une meilleure connaissance de soi, bien que toujours lacunaire, m’est apparue primordiale pour un commencement authentique dans l’activité, si particulière dans la vie d’un photographe, de “montrer” ses photographies.

Mais pourquoi cette recherche avant de montrer ?
Pour m’assurer que ce que je montre est bien ce que je veux montrer. Je ne désire pas montrer juste pour plaire. Je n’ai pas envie de tomber dans cette dépendance que crée trop souvent, en l’absence d’une élémentaire connaissance de soi, le regard appréciatif de l’autre. Si elles doivent plaire, à moi pour commencer, ce n’est pas en s’inscrivant obligatoirement dans une des tendances visuelles à la mode, ni dans un schéma explicatif “intellectuellement correct”. Tout comme ces photographies m’ont aidé à trouver plus de vérité en moi, leur seule chance de plaire est qu’elles soient, elles aussi, vraies. Mais qu’est ce qu’une photographie vraie ? C’est, pour moi, une photographie qui permet d’exprimer, de manière équilibrée, la véracité du sujet et celle du photographe. Une photographie vraie est à la fois faite d’objectivité et de subjectivité. Leurs proportions sont affaire d’équilibre et le calcul est à refaire à chaque déclenchement.

Pour conclure, en quoi cette recherche consiste-t’elle, exactement ?
Elle ne consiste pas en un effort de classification par thèmes ou par sujets, suivant une chronologie ou une géographie de prises de vues. Elle consiste plutôt en l’observation, a posteriori, des redondances de choix, d’approches et de regards perçues dans l'acte photographique que j'aime pratiquer. Elle cherche à comprendre consciemment, par les résultats extérieurs, les phénomènes intériorisés et inconscients qui semblent guider mes choix photographiques. Bien que l’acte photographique lui-même soit mon vrai pain quotidien, cette recherche est un arrêt nécessaire, une pause à l’ombre, dans mon parcours sur le chemin de la photographie…




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